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La vente de médicaments en grande surface repoussée

Présenté par la haute autorité de la concurrence comme une solution pour augmenter la concurrence sur le marché des médicaments et ainsi faire bénéficier le client de meilleurs prix et augmenter son pouvoir d’achat, la vente de médicaments sans ordonnance dans les supermarchés et hypermarchés vient d’être repoussée par la ministre de la santé Marisol Touraine.

C’est une victoire pour les pharmaciens et les syndicats des pharmaciens qui voyaient dans cette mesure une augmentation sensible de la concurrence et la mise en difficulté d’officine déjà fragilisées par la vente de médicaments sur Internet, officielle depuis quelques jours.

Les pharmaciens font aussi valoir par la leur expérience et les conseils qui peuvent prodiguer sur les médicaments sans ordonnance, mais cela permettra également de sauver toutes les pharmacies rurales qui, faute de clients, ont déjà des difficultés à subsister. La vente de médicaments dans les hypermarchés aurait concentré des achats et appauvrit encore la situation de certaines officines.

Pour combien de temps ?

Malheureusement, la ministre a précisé que cette mesure ne serait pas appliquée pour l’instant, mais n’a donné aucune piste sur son abandon éventuel où son réexamen dans quelques mois. Le risque est donc toujours présent pour les officines, et pharmacies qui peuvent à tout moment voir resurgir l’idée et se trouver soudainement en concurrence face à de grands groupes.

Et sur Internet ?

Certains sites Internet sont prêts à vendre des médicaments ligne, et n’attendent qu’une autorisation officielle pour commencer la mise sur le marché.

Pour l’instant, vendre des médicaments en ligne doit absolument faire l’objet d’une autorisation.

La peur de beaucoup d’officine et de pharmaciens réside dans le fait que des sites puissent se créer sans autorisation pour vendre des médicaments sans ordonnance, sans qu’il puisse y avoir un contrôle. La vigilance devra donc être accrue pour éviter les contrefaçons et réduire ainsi le risque de santé publique créée par la vente de médicaments non autorisé.

Il s’avère pour l’instant qu’à peine un tiers des internautes sont prêts à acheter des médicaments en ligne.

Les officines pourront donc garder un certain rôle dans la distribution de médicaments, car ils sont à même de prodiguer des conseils utiles et intéressants.

La prolifération des boutiques en ligne de vente de médicaments sans ordonnance, liée à une pharmacie et un pharmacien référent, changeront peut-être la donne ici quelques années.

les principales réticence à l’achat sur Internet concernent la provenance des produits, leur contrôle, et le risque sanitaire. En second lieu viennent des questions sur la posologie,la compatibilité entre plusieurs médications, et les effets secondaires possibles que seul un pharmacien peut expliquer en détail.

Les pharmacies comme beaucoup de secteurs devront alors évoluer et faire place à de nouveaux modes de vente, telles que la virtualisation des échanges ou la vente en grande surface.la modernisation des pharmacies sera alors une marche importante, comme les métiers associés.

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